Partager l'article ! Rallonges financières avant l’été: Lors du Conseil municipal du 23 juin, la municipalité a présenté une série de dépenses nouvelles qu ...
Lors du Conseil municipal du 23 juin, la municipalité a présenté une série de dépenses nouvelles qu’elle
comptait mettre en œuvre d’ici la fin de l’année et qui ne figuraient pas dans le budget prévisionnel voté en janvier. Voici quelques éléments de l’analyse que nous avons faite des dépenses
nouvelles qui sont envisagées par Dominique Voynet et son équipe.
Rénovation des écoles… ouf !
Tout d’abord, une satisfaction. Nous avions lors du Conseil municipal de janvier dernier, dénoncé le recul important (20%) du budget consacré à la rénovation des établissements scolaires. Il semblerait que nos arguments aient porté puisque la municipalité a décidé de rallonger un peu l’enveloppe financière destinée aux travaux dans les écoles (300.000 euros). Nous nous en réjouissons.
Des chantiers dont les coûts s’envolent
Nous demeurons toutefois très inquiets sur ce qu’il est bien convenu désormais d’appeler « la méthode municipale d’explosion systématique des dépenses prévisionnelles en matière de travaux ».
Ainsi, le 23 juin dernier la municipalité nous a-t-elle demandé l’autorisation de procéder à une rallonge budgétaire de 465.000 euros (appelée pudiquement « complément ») pour financer la rénovation du réfectoire de l’école Jules Ferry 1.
Nous ne nions pas la nécessité de restructurer complètement cette cantine. C’est d’ailleurs Mouna Viprey, lorsqu’elle était en charge de l’Education, qui avait mis ce projet sur les rails.
Ce qui interroge en réalité, c’est qu’initialement (en janvier) la municipalité avait estimé le chantier à 600.000 euros. Avec ce « complément », on passe donc d’un coût prévisionnel de 600.000 euros, à un chantier finalement évalué à plus d’un million d’euros.
Pourquoi pas. Sauf que le réfectoire Jules Ferry 1 n’est pas une exception.
Le montant des travaux pour le Marché de la Croix-de-Chavaux a lui aussi dû être révisé en cours de chantier, de même que le futur « Pavillon des Arts » (+50% de dépassement), la future crèche dans le Pavillon Duclos (+50% de dépassement), le future Méliès (+30% de dépassement), la future extension de l’école Voltaire au sein de l’ancien Collège Paul Eluard (+30% de dépassement).
Le record de l’explosion budgétaire revenant au futur « parc aquatique écologique de plein air », le petit caprice onéreux du mandat de Dominique Voynet. Celui-ci détient pour le moment la palme des records puisque son coût prévisionnel s’est envolé de 300% entre mars 2010 (7 millions d’euros) et juin 2011 (21 millions d’euros).
Evidemment sur des travaux importants, il est habituel qu’il y ait un décalage entre le montant estimé et le montant final. Mais généralement les écarts sont de l’ordre de 3 ou 5 %. Or ici, avec les chantiers lancés par l’équipe municipale de Dominique Voynet, on est plutôt à 30 ou 40% de dépassement systématique. En conséquence, on s’interroge et on s’inquiète, surtout dans une ville dont on ne cesse de nous répéter qu’elle est surendettée.
Les « petites » dépenses imprévues
On s’interroge aussi sur certaines dépenses qu’il faut « ajuster », et ce alors que nous avons voté le budget prévisionnel il y a seulement 5 mois. Avec 300.000 euros de rallonge pour payer des loyers et des charges, on s’étonne que cela n’ait pas pu être anticipé en janvier dernier. A moins que la ville ne soit devenue entre-temps locataire de bâtiments dont nous ignorons l’existence !
On en sourirait presque, dans une ville écologiste, qu'il faille si rapidement donner une rallonge à la maire (100.000 euros) pour payer les frais de carburants. La maire s’est justifiée en expliquant qu’elle n’allait quand même pas empêcher les services et les élus de rouler en voiture dans la ville. C’est vrai.
C’est d’ailleurs ce que nous tentons de lui expliquer régulièrement quand nous lui demandons d’agir avec modération dans sa lutte contre la « voiture en ville » et lorsqu’elle pointe d’un doigt accusateur les « vilains » automobilistes montreuillois. Pour nos concitoyens de la Boissière, des Grands Pêchers, des Ramenas, des Ruffins ou du Morillon, il faut comprendre qu’eux aussi n’ont peut-être pas vraiment de choix alternatifs à la voiture pour bouger de leur domicile… et que l’onéreux système municipal de « véli-vélo » (voir notre article) ne répond pas du tout à leurs besoins de mobilité.
Des subventions aux associations, oui mais pas trop !
La municipalité propose aussi de verser quelques subventions complémentaires afin de soutenir l’action d’associations très implantées et très dynamiques et qui rendent beaucoup de services aux Montreuillois.
Mais « point trop n’en faut ». Ainsi est-il prévu un coup de pouce à la Ludothèque Ludoléo (Quartier Jules Verne-Boissière) de quinze mille euros, afin de l’aider à tenir l’année. Sauf que l’association a plutôt besoin du double pour tenir jusqu’en décembre. Tant pis, il faudra certainement y revenir d’ici la fin de l’année… Même chose pour la Maison Populaire qui se voit attribuer un « complément » de 3.200 euros, une goutte d’eau.
Les indemnités des élus de la majorité
Enfin, on se souvient que la vie de la majorité municipale est souvent perturbée. Les dix élus de RSM avaient été éjectés de la majorité municipale en mars 2010, Dominique Voynet n’acceptant pas qu’ils refusent de voter sa hausse des impôts locaux.
En mars 2011, c’était au tour du 2e premier adjoint de claquer la porte, faisant désormais passer la majorité municipale de 31 à 30 élus.
Paradoxe de la situation, malgré une majorité qui se réduit comme peau de chagrin, l’enveloppe destinée aux indemnités des élus de la majorité bondit de 50.000 euros annuels...
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